samedi 17 novembre 2018 Musée National de la Renaissance Domaine d'Ecouen
Ecouen, Val d'Oise 17h30 — complet
jeudi 22 novembre 2018 Bibliothèque nationale de France site François-Mittérand
Quai François-Mauriac, Paris 13. 18h30 Réserver avec Florence Beillacou, Charles Di Meglio, Elsa Dupuy,Julia de Gasquet, Christine Narovitch, Ulysse Robin, Romaric Olarte, Manuel Weber et Marie-Françoise Bloch (lirone)
Libre veut mourir, pour ne vivre captive Composée en 1553 pour Henri II, Cléopâtre captive est l'œuvre d'un jeune poète de vingt ans, Etienne Jodelle. Ce membre de la Pléiade, qui ne s'appelle encore que la Brigade, n'est ni plus ni moins l'auteur de la première tragédie profane écrite en français. Nous assistons aux derniers moments de la vie de Cléopâtre: Antoine mort, elle doit être traînée en triomphe à Rome par son vainqueur l'Empereur Auguste. Humiliée, elle préfère mourir pour rejoindre son amant que de se voir captive et humiliée. La pièce donne à voir l'ivresse du pouvoir d'un jeune Empereur qui vient de remporter une victoire sanglante confronté à l'amour extrême d'une femme forte, courageuse et passionnée. Réunir ma bouche et sa bouche.
Dans une langue riche de l'inventivité de la Renaissance, mais avec une épure qui rappelle déjà la simplicité de celle de Racine, nous assistons à l'invention de ce qui deviendra la norme théâtrale presque cent ans plus tard. Il s’agit de la Re-naissance, à proprement parler, d’une forme qui s'inspire de l'Antiquité mais qui la ré-invente pour ses contemporains: le lien avec l’Histoire est indispensable, mais l’adaptation également, l’émotion du spectateur doit primer. Et c'est exactement notre démarche à la Compagnie Oghma! Si nous faisons corps avec les codes d'un théâtre codifié du passé, à travers nos recherches théoriques et pratiques, nous n’en oublions jamais notre public et ne tentons pas de parler à des spectateurs imaginaires des XVIe ou XVIIe siècles. Se confronter à cet exemple identique à notre démarche pour interroger nos codes baroques et revenir à leur origine, à leur naissance, est une perspective euphorisante. D'autant plus à travers cet exemple sublime d'une langue extrêmement musicale et poétique, que nos bougies et nos costumes somptueux inspirés de ceux de la cour d'Henri II viendront révéler. Un spectacle en co-production avec qui bénéficie du soutien de et créé avec le soutien de (photos: Abel Llavall-Ubach et Jean-Luc Kokel)
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